Bienvenue dans l'espace Actualités du Kiosque

collectivité

Howard Bennett enseigne l’Anglais depuis 2000. Il travaille au Collège Lubet Barbon, à St Pierre du Mont dans les Landes. Le collège participe à l’opération « un collégien, un portable » depuis trois ans.
Grâce au Conseil Général tous les professeurs et tous les élèves de 3e sont dotés d’un ordinateur pendant l’année scolaire.
Le collège, actuellement en restructuration, ne dispose pas de salles informatiques, mais toutes les salles restructurées sont « informatisées » avec des bornes interactives (2 prises secteur, 2 prises internet), des vidéo-projecteurs, accès internet haut-débit et la possibilité d’utiliser des tableaux numériques (un tableau blanc donnant la possibilité de manipuler l’ordinateur à distance).
Avant de devenir professeur, Howard Bennett a travaillé dans l’industrie du multimédia pédagogique. Aujourd’hui il utilise « OPI Spring 3e online » avec ces deux classes de troisième.

Quel est l’atout majeur d’ « OPI » ?
Tout simplement : tout y est. Les parties dites textuelles : les leçons, les explications de grammaire, les exercices, etc. Les éléments essentiels dans un outil multimédia : le son, la vidéo et de nouveaux exercices interactifs, non disponibles dans le manuel. Ceux-ci sont organisés en parcours de trois ou quatre activités de difficulté croissantes et portent sur le lexique, la grammaire ou un thème plus culturel. Il ne manque donc rien pour que les élèves puissent travailler en autonomie quasi-totale. C’est un outil personnel informatique très complet.

Comment utilisez-vous « OPI » ?
Je perçois l’utilisation de l’ordinateur comme un outil essentiel pour prolonger au maximum le temps d’écoute de l’anglais. C’est grâce aux technologies modernes que nous, les professeurs, pouvons prolonger l’immersion dans une langue étrangère. Que cela soit avec la radio en ligne, les vidéos MPEG, les documents sonores (le plus souvent au format MP3) ou tout simplement l’Internet. Où normalement le professeur appuie sur « play » pour lancer une ou deux écoutes collectives d’un enregistrement, avec « OPI » l’élève peut écouter à son rythme le document sonore, une ou plusieurs fois, avant de compléter les exercices du workbook. Les élèves apprécient l’accès individuel aux fichiers audio et, ayant « la main », ils prennent davantage confiance en eux.
En ce qui concerne l’expression orale, lors des anticipations la flexibilité du manuel numérique permet au professeur de zoomer sur certains élèments ou d’en dissimuler d’autres, ce qui déclenche la prise de parole (formulation d’hypothèses, remobilisation des acquis, etc.). Pour accélérer la phase d’anticipation en début d’heure, je donne fréquemment des devoirs audio à faire à la maison. Plutôt que d’attendre de commencer une nouvelle séquence en classe les élèves vont la découvrir chez eux. Lors d’une mise en commun collective, le lendemain en cours, ils vont échanger les informations qu’ils ont glanées. Pour favoriser la prise de parole, on peut distribuer différents documents sonores à une même classe et créer ainsi des déficits d’information propices à la communication.

Quels sont les avantages de cette utilisation plus autonome et plus individualisée ?
Comme les élèves en difficulté peuvent écouter et réécouter à leur rythme, ils peuvent mieux déchiffrer et comprendre. Conséquence directe : leur participation s’accroît lors des activités en classe entière. Ce qui, en 2 ou 3 écoutes collectives, est hors de leur portée, devient ainsi plus accessible. De même, les élèves les plus à l’aise et les plus compétents peuvent avancer davantage et faire certaines activités du manuel qui n’auraient pas forcément été traitées en classe entière.

Comment créez-vous vos séquences ?
Dans un premier temps je m’installe devant mon poste et j’accède au site « OPI ». En ligne je peux trouver tout le matériel et les ressources dont j’ai besoin. J’en profite pour visionner toutes les fiches et tout le contenu du site pour bien m’en imprégner. Les activités du manuel papier ont été divisées en fiches-écrans individuels. A une double page du manuel papier comportant entre 4 ou 5 activités, correspond une séquence de 5 à 10 fiches dans la version numérique.
Je fais moi-même les activités pour m’assurer qu’elles sont motivantes, conformes aux objectifs et aux possibilités des élèves. Au fur et à mesure, la séquence se révèle d’elle-même. Je conseille d’avoir le manuel et le workbook ouverts en même temps pour pouvoir se repérer. Cela donne rapidement une idée de la manière dont le manuel a été adapté au support numérique.
Je prends des notes sur les points clefs de chaque fiche et/ou activité. Par exemple, quels éléments se prêtent davantage à un travail en groupe entier, en pairwork, en autonomie ? Certaines fiches sont peut-être des écrans « morts » et présentent peu d’intérêt pour un travail en autonomie. Elles peuvent cependant être intéressantes pour un travail en classe entière.
Je décide aussi des activités les mieux adaptées à un type de support - papier ou numérique. En effet, certains élèves préfèrent travailler avec le manuel et en tout état de cause, le numérique n’est pas nécessairement le meilleur support pour tout (la lecture, par exemple, est plus confortable sur papier). La présence des ordinateurs ne vous impose pas de les utiliser constamment à chaque cours. Je n’oublie jamais que la classe est un lieu de vie! C’est primordial de garder du temps pour le dialogue et la communication. L'ordinateur est un outil complémentaire.

Avec l'arrivé d'autres manuels numériques sur le marché comment évaluez-vous « OPI Spring » ?
Si j’ai adopté Spring c’est parce que le manuel est très complet et d’une excellente qualité pédagogique (en termes de motivation de l’élève, de cohérence de la construction, etc.). Etant donné que la version numérique a les mêmes qualités, je n’hésite pas à la recommander.

Comment réagissent les élèves à l'utilisation d' « OPI »?
Les élèves apprécient la version numérique pour diverses raisons.

· La richesse et la diversité d’ « OPI » permet à tout le monde de trouver son bonheur. « OPI » plaît autant sur le plan visuel que sonore. « OPI » permet un travail sur ordinateur bien structuré, dynamique, individuel et varié.

· Utiliser l’ordinateur en classe n’est pas une fin en soi. Un cours basé sur l’outil informatique peut perdre rapidement de son efficacité en l’absence de définition d’un objectif précis. L’organisation des fiches dans « OPI » focalise l’attention des élèves sur des tâches précises.

· De part son caractère réellement interactif et visuel, OPI permet une utilisation concrète de l’ordinateur, qui n’est plus seulement une simple machine à écrire glorifiée.

· Ceux qui ont une connexion internet à la maison peuvent continuer de progresser dans le livre chez eux sans être ridiculisé par leurs camarades parce qu’ils ont fait un travail supplémentaire.

· Les différents supports exigent différentes connaissances non seulement en anglais mais également dans l’utilisation des ressources informatiques. Les élèves apprennent ainsi à traiter des fichiers sons, des vidéos, des images, faire des captures d’écran et à faire des recherches pertinentes sur l’internet. Ce qui était, cette année, pour ma collègue et moi, une aubaine lors de la préparation, du tournage et de montage d’un film numérique suite à un projet commun de deux classes.